Université Saint-Louis - Bruxelles
English Fran├žais

Thèse de doctorat (défendue): Une menace possible et vraisemblable. Dire et faire la sécurité : l’Organe de Coordination pour l’Analyse de la Menace et la structuration du champ antiterroriste belge


.

Description

Suite aux attentats de Paris en novembre 2015 revendiqués par l’État islamique, la Belgique a été pointée du doigt comme le maillon faible européen en matière de lutte antiterroriste. Pourtant, ces dernières années, le gouvernement fédéral et les entités fédérées ont renforcé l’arsenal législatif et judiciaire pour lutter contre le terrorisme. Le rapport de l’enquête parlementaire mise sur pied après les attentats de Bruxelles en mars 2016 a par contre dénoncé le flou autour des acteurs et des mesures déployés dans le cadre de la lutte antiterroriste belge. La recherche a donc pour premier objectif de dresser une nécessaire cartographie de ces instruments et acteurs depuis 2001. Le second objectif

de la thèse est d’analyser la position et l’influence de l’Organe de Coordination pour

l’Analyse de la Menace (OCAM) au sein du champ antiterroriste afin de comprendre comment il tente de dire et faire la sécurité. Avec pour socle conceptuel les travaux de l’École de Paris et leur intérêt pour les effets de pouvoir et les luttes au sein du champ de la sécurité, la recherche étudie les pratiques des professionnels de la sécurité. Pour ce faire, nous organiserons des entretiens individuels semi-directifs avec les membres des services d’appui de l’OCAM ainsi qu’avec ses experts et analystes. Parce que le terrorisme restera probablement un enjeu de taille dans les prochaines années, il est primordial de comprendre comment la lutte antiterroriste s’organise et se fait au quotidien. Et parce que l’OCAM est calqué sur les modèles de ses voisins européens, la recherche sera également éclairante pour comprendre les pratiques européennes en matière de lutte antiterroriste.

Responsable(s)

DUEZ Denis, Orsini Amandine.

Mots-clés

terrorisme / discours / menace.

Chercheur(s)

THOMAS Chloé.